Association Alphonse Jourdain

La Presse

Compte rendu du Grand débat de l’association Alphonse-Jourdain

Consultez l’article de la dépêche du Midi du 25 février 2019 : https://www.ladepeche.fr/2019/02/25/le-grand-debat-de-lassociation-alphonse-jourdain,8035600.php

Le grand débat organisé par Alphonse Jourdain, le 21 février 2019 à la maison du peuple de Montauban à partir de 19h

Consultez l’article de la dépêche du Midi du 15 février 2019 : https://www.ladepeche.fr/2019/02/15/le-21-avec-alphonse-jourdain,8016123.php

Énergie – L’eau : un dossier qui alimente le débat

Montauban et ses ressources en eau : une situation plutôt enviable./ Photo DDM, archives
Montauban et ses ressources en eau : une situation plutôt enviable.
(Photo DDM, archives).
 
Après le dîner débat consacré aux réfugiés qui a connu un grand succès, Alphonse Jourdain s’est jeté à l’eau en organisant tout récemment une soirée dédiée à l’énorme dossier de l’eau à Montauban. Pour l’occasion le président Didier Lérisson et les membres du bureau d’Alphonse Jourdain avaient fait appel à Christian Tschocké, universitaire et chercheur, membre de France Environnement 82, Éric Céciliot délégué Inter régional à l’Outre mer, inspecteur de l’environnement et Benoît Montet ingénieur, ancien agent de la régie municipale de l’eau à Montauban, responsable commercial pour le Lot, le Lot-et-Garonne et les Landes Véolia.
 

La consommation domestique : une goutte d’eau…

Le président d’Alphonse Jourdain a présenté les animateurs de la soirée, exposé le sujet dans ses divers aspects et expliqué comment le sujet allait être développé. En toute logique, le professeur d’université a ouvert le dossier en expliquant quel était le grand cycle naturel de l’eau et à quoi elle servait. Il entrait ensuite dans le détail en donnant les chiffres sur l’évolution de le ressource en Tarn-et-Garonne et les disponibilités de l’eau dans le département.

En divisant le total annuel des précipitations par le nombre d’habitants, on obtient 10 200 m3 par an et par habitant en 2010 pour une estimation de 6 800 m3 par an et par habitant en 2030.

Soit une diminution de 33 % avec des différences très sensibles entre l’est et l’ouest du département. Enfin, on apprenait que la consommation domestique ne représentait 0,6 % de la consommation totale d’eau pour 26 % pour les cultures et prairies et plus de 56 % part à à vau-l’eau dans le débit de la rivière.

Éric Céciliot pointait du doigt la réglementation sur l l‘eau et les contrôles en commençant par la gestion et la préservation de la ressource. Il énumérait les bases juridiques sur lesquelles repose la réglementation qui encadre la loi sur l’eau. Se sachant très attendu sur le sujet, il ouvrait ensuite toutes grandes les vannes sur la qualité de l ‘eau, les procédures d’autorisation de déclaration, les contrôles et poursuites. Il proposait judicieusement de garder le cas de Sivens pour les questions diverses, à l’heure du débat .

Montauban a de quoi sécuriser son alimentation

Enfin Benoit Montet présenta la situation de l’eau à Montauban en expliquant comment fonctionnait l’usine de Planques , les différents modes de gestion ( régie directe ou délégation de service public -DSP-), les types de contrats de DSP et la carte des prix de l’eau potable dans le grand Sud. Toulouse apparaît comme étant la ville dont le coût de l’eau est le moins élevé derrière Montauban, Tarbes, Albi, Cahors, Foix ou Auch. Et de rajouter que Montauban bénéficie de deux ressources en eau indépendantes que sont les rivières Tarn et Aveyron dont l’exploitation doit être préservée compte tenu d’une démographie croissante sur l’agglomération de Montauban. Ces deux ressources en eau permettent, de surcroît de sécuriser l’alimentation en eau potable des Montalbanais.

A l’heure du débat, les participants qui étaient loin de partager les mêmes idées, ont également posé beaucoup de questions autour des pollutions agricoles, et notamment celles concernant les pesticides (sujet d’actualité aujourd’hui) qui génèrent 2 milliards de chiffre d’affaires pour les grands groupes chimiques, pour un coût social, c’est -a -dire pour les maladies – cancers, malformations etc… ) évalué à de 2 milliards et 60 millions d’euros. Sur le barrage de Sivens , un participant a rappelé que le projet avait été voté à l’unanimité des conseillers généraux à l’époque à la demande de 80 agriculteurs dont le nombre aujourd’hui serait bien inférieur à la moitié.

Une fois encore Alphonse Jourdain a terminé le débat avec le sentiment partagé d’être le seul forum montalbanais où les agitateurs d’idées, venus de tous horizons, arrivent à débattre en toute liberté sans jamais se fâcher.

Alphonse-Jourdain a ouvert le dossier des réfugiés

Crise des migrants – Tour de ville

(photo DDM).
(photo DDM).

L’association Alphonse-Jourdain a ouvert le dossier des réfugiés lors de son dernier dîner-débat dont le thème général était «Montauban, terre d’accueil». Le président Didier Lérisson et son bureau, qui avaient choisi ce thème bien avant que la vague des migrants ne submerge les médias, avaient invité Sylvie Bernadet, directrice d’Amar (Association montalbanaise d’aide aux réfugiés); Michel Ortalo, président du Secours catholique; Marion Rouillard, de la Cimade

 et le Secours populaire (qui n’a pu se libérer au dernier moment) pour animer la soirée et répondre aux questions pertinentes et impertinentes des membres d’Alphonse-Jourdain. Avec méthode et application, le président d’Alphonse-Jourdain fixait les règles du débat avant de rappeler, dans un bref historique, le rôle crucial qu’a joué Montauban dans l’accueil, le soutien, la protection et l’intégration des réfugiés, venus notamment d’Italie et plus encore d’Espagne.

Le cadre juridique de l’accueil

Jacques Carral, énarque, ancien de la préfectorale et membre d’Alphonse-Jourdain, fixait le cadre juridique et administratif dans lequel le dossier des réfugiés est examiné par l’État. Ce préalable posé, Amar expliquait qu’elle intervenait depuis 1988 dans le cadre d’une délégation de service publique (DSP) pour accompagner les réfugiés dans l’obtention ou pas de leur statut. Et de préciser que 75% des demandes étaient déboutées. Le Secours catholique et la Cimade intervenaient alors pour indiquer que ces 75% de réfugiés, c’est-à-dire non éligibles au statut de réfugiés, étaient pris en charge, pour une partie importante, par leurs services pour tout accompagnement social. Quantité de questions devaient ensuite interpeller, parfois avec passion, les intervenants afin d’obtenir, de la part des membres d’Alphonse-Jourdain, des réponses claires et précises. Amar, le Secours catholique et la Cimade ont répondu en indiquant les difficultés auxquelles ils étaient confrontés au quotidien, mais en expliquant aussi leur travail sur le terrain.

Cette soirée aura peut-être permis de mieux comprendre le dossier qui ne cesse de s’alourdir en France et en Tarn-et-Garonne et de susciter une organisation mieux adaptée et plus efficace pour faire face à la situation.

Après l’histoire du cinéma à Montauban, d’autres rendez-vous sont programmés, portant notamment sur l’eau à Montauban, la prévention des risques, Montauban et l’avenir de la nouvelle région, les espaces verts à Montauban, le rôle de l’académie, etc.

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Didier Lerisson élu président de l’association Alphonse Jourdain

La Dépêche du Midi : Publié le 08/04/2015

Lors de sa récente assemblée générale annuelle qui s’est tenue à l’Ibis Budget, Didier Lerisson, banquier honoraire depuis peu, a été brillamment élu à la présidence d’Alphonse Jourdain . Il prend la succession de Philippe Bécade , puis de Dominique Touyères qui passe le flambeau après sept ans de présidence. L’association créée par Philippe Becade, Claude Mouchard et Olivier Gallerani il y a une plus de 20 années travaille toujours sereinement, sérieusement et avec passion au passé, au présent et à l’avenir de Montauban. L’association revendique toujours clairement sa liberté d’action puisqu’elle ne touche aucune subvention de quelques institutions que ce soit, et se réserve toujours le droit de dire ce qu’elle pense. Si les débats concernant la culture, le sport, l’économie, le commerce ou d’autres sujets encore, sont parfois vifs puisque le but est de débattre, le respect de chacun des intervenants est obligatoirement respecté par tous. Dans son rapport liminaire, Dominique Touyeres a brossé les grandes lignes du bilan 2014 qui a notamment connu la naissance du site Internet d’Alphonse Jourdain (http://www.alphonse-jourdain.fr ) et des soirées à thèmes animées et fortes d’une participation importante. La présidente sortant proposait ensuite de passer à l’élection d’un nouveau bureau et d’un nouveau président.

Didier Lerisson précisait d’emblée qu’il «était habité par un double sentiment : sentiment de fierté d’avoir été choisi pour assumer un telle charge, mais aussi un sentiment d’appréhension face à l’importance de la tache».
Il rendait ensuite hommage à ses prédécesseurs, et assurait qu’il conserverait jalousement l’esprit volontiers frondeur et insolent de d’Alphonse Jourdain en déclarant : «Dans l’héritage qui m’est offert, j’ai bien noté qu’entre le peau et la chemise d’Alphonse Jourdain il y de la place pour le poil à gratter. Avec une telle approche pour Montauban les sujets à venir se bousculent : qualité de l’air a Montauban, Impact de ligne TGV, marchés de producteurs, place de l’armée, accueil des réfugiés , le poids des religions etc… Je réfléchis à un mode de fonctionnement interactif pour nourrir les futurs débats, pour garantir la bonne tenue des échanges et, avec le bureau, assurer la pertinence des sujets, la qualité des exposés afin que chacun se sente bien à Alphonse Jourdain». Tout un programme.

Le nouveau bureau : Présidents d’honneur : Philippe Becade , Dominique Touyeres ; Président : Didier Lerisson ; Vice présidente : Monique Ottolini ; Secrétaire : Elisabeth Walls ( adj )Guy Revellat ; Trésoriére : Danielle Carral (adj) Jean Claude Senes ; Chargé de communication : guy Revellat ; Webmaster :MicheL Jard

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